Marc-André Blaquière, un curé proche des gens

Marc-André Blaquière à la fête des Acadiens , 2008

Crédit photo : Jocelyne Gallant
Bas de vignette : Marc-André Blaquière à la fête des Acadiens , 2008 

Marc-André Blaquière, un curé proche des gens

VOL. 15 | No 3 | DÉCEMBRE 2025
Par Sylvie Gallant

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Marc-André Blaquière est ordonné prêtre le 26 mai 1984, à Saint-Alexis-de-Matapédia, sa paroisse natale. Son idée première était de devenir missionnaire tant il avait été impressionné par Gérard Fournier qui œuvrait au Nigéria. Devant la baisse drastique des fidèles dans les églises à la fin des années ’70,  il réalisa que sa mission était ici, au Québec.

 

Après plusieurs années d’études et deux ans de stage à Rimouski, on lui dit qu’il ne peut pas devenir prêtre ! Afin d’en avoir le cœur net, il se rend auprès de Mgr Gilles Ouellet qui lui donne cette surprenante explication : « Marco, tu en fais trop; dans quelques années, tu vas être brûlé».  Alors, il s’est acheté une paire de skis alpins, une passe pour la piscine et, à partir de ce jour, il a toujours pris du temps pour lui, grâce à ses activités physiques.

 

Ses dons de communicateur et de musicien lui ont été très utiles au cours de son ministère. Sa simplicité et son approche sympathique lui ont valu l’affection de ses fidèles.  Pendant plus de 40 ans, Marco a surtout œuvré à Matane, dans la Vallée et du côté des Méchins.  Il était toujours partant pour des rencontres, des échanges,  des célébrations au goût du jour : messes country, messes gospel, … (Je garde un précieux souvenir de la fête acadienne dans la cour de la Villa des Plateaux). Les gens l’ont surtout connu avec sa guitare; mais, tout jeune, dès son secondaire, il accompagnait  la chorale de Claude Roy au piano et, avec des amis musiciens, il a fait la première partie d’un spectacle  d’Édith Butler à la polyvalente de Matapédia.  Ces dernières années, atteint d’une maladie qui  a atrophié sa main droite, il a dû faire le deuil de la musique et il a fait don de ses instruments. 

 

Dans cette dernière décennie, Marco s’était installé à Causapscal afin de se rapprocher  et de s’occuper de ses parents. Ceux-ci ne l’ont jamais forcé à se diriger vers la prêtrise. Sa mère, Cécile Dufour, lui avait répété : ce qui est important, c’est que tu sois heureux dans ton choix. En terminant, voici une anecdote alors qu’il célébrait la messe de Noël à Matapédia: Quelle ne fut pas la surprise générale de le voir déposer un chat en peluche sur l’autel ! Il nous expliqua que sa mère, alors qu’elle était enfant, ne comprenait pas pourquoi il n’y avait pas de chat dans la crèche avec le bœuf et l’âne car le curé  avait dit  dans son évangile : « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous» !

 

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