Victor Gallant, un musicien de talent nous a quittés

VOL. 15 | No 4 | FÉVRIER 2026
Page 20
Par Sylvie Gallant

Victor Gallant, un musicien de talent nous a quittés

Qui ne connaît pas Ti-Victor ? Quand on pense à lui, on pense au violon dans un premier temps car Victor Gallant a joué du violon toute sa vie, même dans les dernières semaines alors qu’il avait aménagé à la Villa des Plateaux.

Fils de Arsène Gallant et de Marie Martin, Victor est né en 1943 à Saint-Alexis-de-Matapédia. Dès l’âge de 5 ans, il commence à jouer du violon. Alors qu’il fera son cours classique au séminaire de Rimouski, il aura la chance d’apprendre à lire la musique et il aura même la chance d’accompagner Gilles Vigneault qui est aussi pensionnaire à cette époque. Fait amusant: Victor, durant ses études, avait rejoint le groupe de gymnastes où il se démarquait par ses prouesses et sa souplesse !

Ses études au séminaire étaient dans le but de compléter son cours classique pour ensuite s’inscrire à l’université afin de devenir ingénieur forestier. Pour différentes raisons, son rêve ne s’est pas réalisé et il est parti travailler comme arpenteur à la Baie-James, métier qu’il pratiquera toute sa vie (il a même travaillé en Algérie). Son violon est toujours à portée de main.

Dans les années ’70, il rencontre Francine Gallant qui deviendra sa compagne de vie et sa fidèle accompagnatrice au piano pendant près de 41 ans. Ils joueront dans les soirées, les galas, les cérémonies, les funérailles. Partout où ils passeront, les gens seront émerveillés par son jeu et son talent. Il excellait dans le répertoire irlandais et son coup d’archet était mémorable. Durant plusieurs années, Serge Gallant (le fils de Bertrand et Gisèle) les accompagnera à la guitare. Serge, qui nous a quittés trop tôt, avait un talent fou tant au piano qu’à la guitare. Victor pouvait jouer autant du traditionnel que de la musique classique. Son idole a longtemps été Ti-Jean Carignan et, ces dernières années, Nathalie McMaster. Victor a même connu une période «électronique». Il s’amusait à s’enregistrer et à jouer en duo avec lui-même.

Mais Victor avait « son caractère » et il jouait quand il le voulait… Et quand son archet « ramollissait » parce qu’il avait pris un p’tit coup, là, il pouvait conter des histoires à vous faire mourir de rire. J’ai des souvenirs impérissables de mon père Ti-Philippe avec Victor : quand ils « lâchaient » leurs violons pour se mettre à conter, ça pouvait durer des heures !

En conclusion, sa passion, c’était le violon et il a enrichi nos vies avec sa musique. Chapeau à Victor !

Bas de vignette : Victor Gallant accompagné au piano par Francine Gallant

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